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Philosophie politique et humanisme

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Polémique 'Halal et casher', religions et Droits du Vivant | 09 mars 2012

                           Cette affaire d'abattage sans étourdissement préalable remonte en partie à une campagne d'information contre ces pratiques historiques organisée il y a quelques mois par un regroupement de sociétés de protection animale (Fondation aux animaux d'abattoirs, fondation Brigitte Bardot...) autant par principe pour s'opposer à des douleurs sans justification autre que religieuses que pour faire face à l'extension accélérée actuelle de ce type d'abattage au nom de la rentabilité. Elle devait être affichée sur les panneaux publicitaires urbains et dans les divers médias sur toute la France. Pour ma part j'en ai placardé un exemplaire dans ma salle de consultation pendant plusieurs mois.


                          Le gouvernement actuel avait alors interdit cette campagne d'information (la période électorale de pêche aux voix n'était pas commencée....) sur la voie publique pour ne pas ‘blesser les sensibilités religieuses'.




                          Comme toujours derrière la façade nauséabonde et racoleuse médiaticopolitique d'autres enjeux de société plus profonds se dissimulent.




                          Il semblerait que ces pratiques ‘ancestrales' considérées de nos jours comme barbares par la majorité des concitoyens aient une origine très utilitaire. Les réfrigérateurs n'existant pas au Moyen-âge, la pratique de la saignée sur le vivant permettait de conserver les viandes en vue de leur consommation ultérieure. Elle fut ensuite ritualisée. Rien que de très compréhensible et à ma connaissance sans aucune référence écrite dans les textes religieux.




Remettre en cause ces rites ne relève aucunement d'une attaque contre les religions en tout cas de ma part, laïque convaincu mais imprégné d'éducation catholique. Je tiens à le dire et à le redire avant d'avancer dans le débat. Dans une société laïque les croyances concernent uniquement la sphère privée même si leur empreinte historique agit toujours, et c'est heureux, sur notre société (calendrier, fêtes, corpus philosophique national...). Les Lumières n'existeraient pas sans l'église chrétienne, le concept ‘d'homme fils de Dieu' et le culte du ‘prochain'. Si les convictions de tout ordre (religieuses, philosophiques, politiques) sont hors de portée de la critique civile, leurs conséquences pratiques comme les rituels sacrificiels et mutilations diverses ne peuvent pas s'opposer aux lois et aux idéaux de la société d'accueil sans provoquer de réactions hostiles.




                         En vérité ce débat de société porte sur deux aspects fondamentaux de l'unique idéologie contemporaine (hors le profit) survivante du passé et que contredisent les actes remis en cause, celle des Droits du Vivant. Elle a concerné d'abord et avant tout l'être humain avant de concerner partiellement depuis cinquante ans les animaux domestiques proportionnellement à l'intensité du transfert affectif.




                         Toute l'Histoire humaine est une longue marche vers la glorification de l'animal humain. L'humanité a progressivement substitué aux valeurs de la Vie (organismes sans intérêt autre que transmission du génôme, douleur comme signe d'alerte et de défense des organismes lésés, intégration à la biosphère...) un monde autonome artificiel hypersécurisé et autocentré pour des êtres humains toujours plus individualisés, personnifiés, valorisés, sacralisés.Cette philosophie a acquis ses lettres de noblesse avec la Déclaration des Droits de l'homme et du citoyen avant de basculer dans l'individualisme extrême de la société contemporaine. Cette ontogénèse de l'Histoire s'inscrit dans la continuité de la phylogénèse des Vertébrés, j'espère y revenir longuement par ailleurs un jour.




                         Au cours de ce renversement progressif de paradigme toute atteinte physique, toute souffrance corporelle a été sans cesse un peu plus rejetée. De l'enterrement des morts à la Sécurité sociale et aux exploits de la médecine moderne en passant par l'arrêt des tortures puis l'abolition de la peine de mort, ce ne fut qu'une longue marche vers la protection, la sécurisation et la défense des personnes (sauf des embryons lors d'avortement au nom de la liberté de baiser sans contrainte).   




                         La défense des animaux, largement entérinée par la Déclaration universelle des droits de l'animal (UNESCO 1978), leur respect et le refus de toute souffrance inutile sont des valeurs contemporaines bien établies par l'Occident, principale civilisation porteuse de cette évolution. Elle résulte d'une extension des Droits de l'Homme, de cette philosophie du Vivant qui donne à chaque organisme (proportionnellement à sa proximité avec l'espèce humaine dans l'arbre de l'Evolution) un statut d'individu malgré la pression économique sous-jacente. Toute agression, toute violence inutile est un crime contre nature (un prochain reportage sur Arte le 27 / 03 doit même évoquer le rejet de toute consommation animale). Dans cette montée en puissance idéologique et historique du respect vis-à-vis de tout être vivant, l'abattage rituel à visée consommatoire se situe de nos jours comme une invraisemblance condamnable, un crime contre le Vivant. Sacrifice et sacrilège sont devenus synonymes du non respect de l'animal individualisé donc de la Vie.




                        Imagine t'on un instant des croyants hindous sacrifier des animaux sur notre territoire  ou des adeptes de la religion inca aujourd'hui disparue pratiquer des sacrifices humains en arguant de leurs traditions ?




Sans aucun doute, ce rejet social concernera prochainement un autre rituel pourtant historiquement bien implanté chez nous.




                       On peut en effet s'attendre dans un avenir plus ou moins proche à l'apparition d'un même opprobre public concernant la circoncision à caractère religieux juive ou musulmane, à vif et sur des enfants par définition incapables d'un consentement éclairé préalable. De tels reproches existent d'ailleurs depuis longtemps sans tapage médiatique.




                       Encore une fois ces réactions actuelles, mais biologiquement et historiquement programmées, prévisibles, ne relèvent pas d'une critique de fond des religions mais de la forme, de l'expression de la foi.




                       Cette opposition entre philosophie contemporaine de l'existence et pratiques religieuses, née de la sécularisation de la société avec remplacement de Dieu par l'individu-roi, peut cependant trouver un terrain de compromis satisfaisant en recourant aux capacités intellectuelles de notre espèce.




                       L'Homme est la seule espèce animale capable d'atteindre le niveau cognitif du symbolisme et de l'utiliser dans sa représentation du réel et des concepts attenants (la conceptualisation existe par contre chez de nombreux Mammifères).




                       L'église catholique l'a bien compris depuis des siècles dans ses rites. A la messe l'offertoire évoque le sacrifice du Christ au travers de l'hostie, du pain et du vin. De même l'entrée dans la vie et la communauté écclésiale, la purification par l'Esprit-Saint sont symbolisés par l'eau versée sur le front des baptisés.




Pour respecter la philosophie sociétale contemporaine de la Vie, les autres religions doivent s'adapter, abandonner tout rituel sacrificiel générateur de douleur et de mutilation au profit d'un symbolisme alliant transcendance et modernité.




                       Notre société doit donc logiquement interdire toutes ces formes d'atteinte physique à l'individu animal et à la personne humaine sauf à se renier elle-même. La circoncision doit en outre être réservée aux adultes consentants.




                       Chacun est libre de rester en France ou d'en partir si les lois ne le satisfont pas.  




                       Vouloir appartenir à une société implique d'en accepter les règles et les choix idéologiques avant de faire  ses propres choix de vie. Cette volonté d'intégration a largement disparue de nos jours avec la mondialisation et la désagrégation volontaire des identités nationales.




                       Car ce débat met en jeu un deuxième aspect de la sacralisation des individus, réservé aux humains cette fois-ci, celui de la liberté de penser d'agir, du droit de l'hommisme au sens intellectuel et comportemental.




                       Dans la continuité de la prise de pouvoir des individus-citoyens, la revendication libertaire est devenue toujours un peu plus accentuée. La démocratie en fut le premier échelon chez les peuples primitifs et à Athènes. D'abord intégrée au service de l'intérêt de la communauté - la polis – elle a progressivement renversé à son tour cet équilibre jusqu'à la revendication libertaire et asociale contemporaine, le rejet systématisé de toute contrainte extérieure à l'individu.




                       Il s'agit d'un mouvement de fond majeur de la société contemporaine exacerbé par la mondialisation : le rejet des citoyens et des communautés de toute soumission à des normes sociales (compensée par une prolifération règlementaire), la disparition progressive de la notion d'intégration des citoyens dans une nation, communauté géographique, idéologique et historique porteuse d'une identité et d'une culture monomorphes unitaires, son remplacement inéluctable par une société planétaire purement règlementaire, communautariste, polyethnique et polyculturelle au nom de la suprématie de l'individu citoyen. Le rejet de 3000 ans d'histoire mais aussi la guerre programmée des ego.



                       Il faut remarquer à ce stade de l'analyse que la Déclaration des Droits de l'Homme puis celle de l'animal dans la continuité, ont toutes deux pour enjeu l'individu et lui seul. Historiquement la première doit être interprétée dans l'Histoire de l'humanité comme le premier rejet de la notion de société, de nation avec ses conséquences identitaires et culturelles, un stade préliminaire à la future mondialisation. De même la seconde n'est pas une défense de la Vie, de la biosphère mais de l'animal en temps qu'élément isolé. Ces visions restrictives sont indispensables pour concilier les deux idéologies humaines modernes de l'ego et de la cupidité (profit) et permettre la mondialisation. Une défense du Vivant globale, écologique, est impossible dans le cadre de cette union. Par définition la mondialisation, basée sur la liberté individuelle et celle des profits s'appuie et entraine la destruction de toutes les cultures historiques humaines et la destruction écologique systématisée de la planète.


                       Dans le conflit de l'abattage rituel la revendication à agir librement, sans contraintes, pour chaque individu et chaque communauté est donc fondamentale et inscrite dans la mentalité libertaire globale d'origine occidentale de la mondialisation.




                      Si la religion juive et ses adeptes sont partie intégrante de notre société donc plus sujets à l'adaptation, la communauté arabo-musulmane s'est implantée en Europe récemment avec rites, croyances et traditions en profitant de l'idéologie libertaire et communautariste ambiante. C'est peu de dire que son implantation relève plus de l'esprit de colonisation que du désir d'intégration aux normes des pays d'accueil. Sa soumission à l'idéologie des droits de l'Homme (de la femme) et de l'animal risque donc d'être beaucoup plus problématique.




                      Cet aspect du problème s'ajoute donc à l'incompréhension des autorités religieuses face à la remise en cause de leurs traditions. Il s'agit pour elles et les croyants d'accepter d'eux-mêmes le respect des autres (en l'occurrence les animaux) donc de brider volontairement leur chère liberté si sacralisée par notre société.




Au stade actuel la société française leur demande de céder avec intelligence plutôt que de recourir à la contrainte d'une règlementation officielle selon le système en vigueur utilisé en permanence pour équilibrer les domaines de liberté des uns et des autres.




                      La liberté d'agir contre le droit de mourir sans souffrir. Il n'y a pas de liberté sans contrainte... 

Publié par marcolivier à 18:25:27 dans Philosophie politique et humanisme | Commentaires (0) |

A nos soldats morts 'par' la France | 20 juillet 2011

                   La République a déployé ses fastes hier pour rendre hommage à nos soldats tombés en Afghanistan. Cérémonie grandiose, démesurément grandiose. Le protocole a toujours servi dans toutes les sociétés à cacher au peuple les réalités et l'incurie des gouvernants.


Il est normal de partager la douleur des familles, de les soutenir dans l'épreuve. Hier il fallait surtout pleurer dans les chaumières et cacher un désastre politique.


Un soldat a vocation a servir son pays, à défendre une cause juste, non à servir de chair à canon pour des missions relevant de la bêtise, l'incompétence et pour satisfaire un Occident blessé dans son ego. Près de soixante soldats français morts pour rien sous le drapeau dérisoire de la lutte contre le fanatisme musulman.


Dans le monde contemporain deux situations de conflits se présentent pouvant faire intervenir une action internationale.


Premièrement l'oppression d'un peuple par un dictateur. Dans sa révolte la société civile demande souvent l'appui de puissances étrangères pour la soutenir. Une coalition internationale peut alors, au nom des valeurs de liberté et de défense des droits de l'Homme, se porter au secours d'un peuple en danger et l'aider militairement à renverser la dictature en place. Ce fut le cas contre Hitler et plus récemment contre Khadafi. La France et son armée ont alors des motifs d'intervention qui les honorent et justifient d'éventuelles pertes humaines pour défendre des valeurs universelles.


Deuxièmement la soumission d'un peuple à un fanatisme idéologique qui l'enferme dans un étau de soumission et d'obscurantisme. Comme en Afghanistan, le fanatisme musulman est la première force actuelle de répression et de régression à la surface de la planète.


Cette dernière situation a besoin d'un terreau fertile pour perdurer. Elle associe systématiquement le sous-développement économique donc la misère humaine à des sociétés sous développées culturellement, archaïques et d'origine agraire. La guerre contre l'Occident impérialiste au nom d'Allah devient alors l'idéologie idéale pour galvaniser des peuples au quotidien douloureux. La plupart des religions ont été utilisées par des pouvoirs répressifs pour justifier leur suprématie et empêcher le soulèvement des peuples. L'espoir du Paradis contre l'enfer du quotidien. En Occident l'inquisition a eu aussi son heure de gloire...


Dans ce cas l'envoi de forces armées ne peut conduire qu'au désastre. Il justifie le discours de combat contre l'envahisseur, la défense d'une religion en danger et autres poncifs.


                   Le combat des Lumières contre l'obscurantisme ne se gagne pas au canon


                   La seule méthode pour faire disparaitre ces forces immobilistes  et réactionnaires d'un autre âge est le développement économique. Plan international de soutien au développement des infrastructures, délocalisation d'entreprises pour développer l'emploi et accroitre le niveau de vie sont les seules bonnes méthodes pour venir à bout du fanatisme religieux. La croissance a toujours été le principal moteur du développement des libertés. Cela demande de remplacer son orgueil par de l'intelligence.


Voilà pourquoi notre guignol national, Sarko, devrait avoir honte de sa politique stupide et à courte vue au lieu de se valoriser dans des cérémonies dont le faste cache sa dérisoire vanité. Il ne suffisait pas de remettre à des morts la Légion d'Honneur. Il fallait dans le même temps l'enlever au boucher qui les a envoyés au casse-pipe pour rien.Il a beaucoup de sang sur les mains et devra en rendre compte en 2012.     

 

 

Publié par marcolivier à 12:39:58 dans Philosophie politique et humanisme | Commentaires (0) |

Burka, individualisme et mondialisation | 28 avril 2010

                  Burka, individualisme et mondialisation

  

Le dernier feuilleton médiatique en date sur la burka, suite à un fait divers, a toute les caractéristiques habituelles de ‘l'information' moderne, survolant le problème sans jamais aborder les raisons de fond et donnant implicitement raison à l'individu contre ‘l'oppression' sociale, pour le plus grand profit de l'extrême droite. Sans méconnaître ce qui relève d'un virage à droite calculé du gouvernement pour récupérer un électorat à la dérive, il est donc nécessaire de poser clairement les données du problème. Celui-ci peut s'analyser à trois niveaux :



                   - comportemental et idéologique,



- individuel et social,



- mondial.



Sur le plan comportemental, il est évident que la volonté de se cacher en plein jour relève de la pathologie pour une espèce animale diurne comme l'espèce humaine. De tels délires psychotiques se retrouvent dans toutes les idéologies religieuses ou non de l'humanité confirmant notre analyse d'espèce animale souffrant de graves troubles psychiatriques. De l'excision juive à l'inquisition chrétienne et ses bûchers en passant par les sacrifices humains incas, nombreuses sont les religions à justifier leurs délires au nom de leurs ‘croyances' et d'un livre ‘sacré'. Les mêmes caractéristiques se retrouvent dans les idéologies politiques par exemple : le ‘petit livre rouge' justifia les camps maoïstes comme Mein Kampf, Auswitch. Chaque fois que l'Homme s'enferme dans une croyance, comportement récurrent et spécifique, il perd la raison et bascule dans un délire souvent sadomasochiste.



Sur le plan individuel cette affaire est le symbole de la prééminence de l'individualisme contemporain sur la cohésion sociale culturelle et identitaire. Dans notre société des droits de l'homme prônant la liberté individuelle et l'égalité de tous, la pratique de la religion musulmane, croyance relevant de la sphère privée, ne pose aucun problème. Le vrai motif du rejet, caché sous un discours pseudoégalitaire de défense des droits de la femme, est le refus affiché des immigrés non européens de s'intégrer à la culture du pays d'accueil. L'allure du mari de la jeune femme est à cet égard particulièrement provocante : habillement musulman, religion musulmane, polygamie possible. Qu'on le veuille ou non l'identité culturelle française, analysée par F.Braudel, dans un territoire de passage soumis à de nombreux mouvements migratoires, est fondamentalement celle de peuples blancs, de philosophie grecolatine et de religions judéochrétiennes, ces dernières repoussées dans la sphère privée par la philosophie des Lumières. La lente montée de l'individualisme actuel porte intrinsèquement la volonté affichée de reniement de tout cet héritage historique et de la pression culturelle qu'il a toujours exercé sur les citoyens, donc de toute autorité morale extrinsèque à l'individu et consécutivement de toute valeur éthique ou morale. Nous avons choisi la suppression de toute règle éthique, de toute autorité et de toute coutume sociale pour laisser libre court à la ‘liberté individuelle' (ou à la connerie) et à la satisfaction de tous les désirs avec égoîsme et désinvolture. Rappelons-nous les slogans populaires et immatures de 68 ‘il est interdit d'interdire, tout est autorisé' et le soutien des milieux intellectuels des ‘philosophes de la liberté' comme Sartre.  Elle doit en assumer les conséquences. Que répondre à l'intégriste musulman qui estime que la burka vaut bien les appels au viol des strings et autres slips bien en évidence au dessus de pantalons informes ? Que lui répondre pour rejeter sa possible polygamie affichée quand notre société basée historiquement sur le mariage pour des raisons religieuses et d'intérêt a toujours admis les liaisons extraconjugales à condition qu'elles fussent dissimulées ? Le jour où des renonçants hindous s'installeront nus sur nos trottoirs, nul doute qu'ils obtiendront raison devant les tribunaux au nom de la ‘liberté de croyance' à moins que ce ne soient des papous couverts de quelques plumes...



Cette société individualiste ne repose sans doute pas sur une plus grande tolérance des citoyens les uns pour les autres mais plutôt sur l'association d'une totale indifférence et d'un égoïsme bien compris appuyé sur le principe chrétien du ‘ne fait pas à ton prochain ce que tu ne voudrais pas qu'il te fasse'.



Sur le plan international enfin, cette suprématie de l'individu s'inscrit logiquement avec l'apparition de la notion de ‘citoyen du monde' (Diogène de Sinope) dans le cadre de la mondialisation et pour le plus grand profit du système économique libéral mondialisé. Il s'agit de renier définitivement toute attache locale pour instaurer au niveau planétaire une société multiethnique et multiculturelle où les notions de nation, de culture et d'identité seront remplacées par des communautés de pensée et de culture se côtoyant les unes les autres sur le principe des USA dans le plus libre et le meilleur des mondes évidemment. La récente provocation d'un photographe montrant un homme s'essuyant le cul avec le drapeau français ne fait qu'illustrer une réalité dont Mme Alliot-Marie n'a pas conscience (ou ne veut pas voir) : la France n'existe plus. Insolemment ce sont les tenants musulmans de la tradition, du refus de l'assimilation, du respect des identités qui utilisent l'idéologie occidentale pour imposer leurs vues au sein d'un Occident qu'ils méprisent !



Cela dit leur combat a chez eux des justifications compréhensibles que l'Occident a répudié puis oublié pour d'autres mirages : le maintien d'une identité et d'une culture, la volonté de transmettre un héritage, de s'opposer à la noyade planétaire dans un américanisme totalitaire. Au ‘we are the world' d'un Michael Jackson ils opposent un ‘nous sommes nous-même' qui rejette la disparition de leur culture par la civilisation du jean-anglais-rock conquérante et dévastatrice. Quand on connaît la richesse et la diversité des cultures humaines sur tous les continents on ne peut que les comprendre...



En définitive l'analyse du rejet de la burka par une partie de la société française fière de ses attaches remet en perspective ce fait divers dans l'évolution historique sociologique de l'Occident, son abandon à la suprématie de l'ego individuel, son refus de défendre son héritage culturel et ses valeurs au nom d'un libre arbitre irresponsable et asocial d'enfant gâté.



 



       

Publié par marcolivier à 13:36:29 dans Philosophie politique et humanisme | Commentaires (0) |

Ecologie et politique | 29 mars 2010

                                                         Ecologie et politique





  

  



Le débat politique ces dernières années a vu s'installer une nouvelle idéologie soutenue par des partis d'extrême gauche essentiellement, l'écologie. Derrière ce terme brandi comme un étendard pour cacher en réalité un refus de la société capitaliste et libérale se cache un concept fondamental pour l'avenir de l'humanité, de la biosphère et de la planète.





En tant que biologiste je souhaite rappeler ici rapidement et succinctement les fondements de la notion d'écologie.





Toute la biosphère est basée sur la notion d'intégration permanente et à tous les niveaux de l'Evolution des différents Embranchements microbiologiques, végétaux et animaux dans un univers dominé par la pression de sélection et l'aléatoire (‘le hasard et la nécessité' de J. Monod). Dans cette course à l'adaptation et à l'invention de nouvelles potentialités de développement, toute nouveauté, tout être vivant ne survit que s'il se soumet à l'équilibre instable et évolutif mais autorégulé localement des différents êtres vivants présents.





La notion d'écologie repose donc sur cinq fondamentaux : équilibre, évolution, intégration, recyclage et proximité.





Oser parler d'écologie sans s'appuyer sur ces notions relève soit de l'incompétence soit de la mauvaise foi politicomédiatique traditionnelle. L'écologie n'est ni de gauche ni de droite : elle relève du savoir et de la raison dans une société qui depuis longtemps a perdu le bon sens et la notion de sagesse.





Grâce à la réflexion et à la recherche, l'humanité a accumulé un savoir qui lui permet de construire un monde artificiel lui offrant sécurité et aisance matérielle tout en satisfaisant son choix de consommation et de réaliser tous ses désirs dans une vision de l'homme où celui-ci est réduit à la notion d'enfant consommateur irresponsable.





C'est la première fois dans l'histoire de la Vie qu'une espèce a acquis un niveau intellectuel et une connaissance lui donnant la capacité non seulement d'inventer un univers artificiel entièrement extra biologique (urbanisme...) mais aussi le potentiel pour l'imposer à la planète avec le risque de détruire totalement le processus vital (sauf à enfermer ce dernier dans des parcs ‘naturels' de préservation) sans parler des possibilités scientifiques de modification des règles génétiques du vivant. Est- il nécessaire de rappeler ici qu'on estime actuellement à 25% le pourcentage d'espèces naturelles disparues du fait de l'activité humaine au XXème siècle ?





Pour ma part je veux redire ici ma conviction inébranlable que rien, pas même l'espèce humaine, ne pourra jamais atteindre la richesse, le potentiel de diversification et la beauté de la vie et de la biosphère. Sans être biologiste il suffit d'une promenade un peu attentive le Dimanche dans la nature pour s'en convaincre rapidement.





Faire de l'écologie un motif de combat politique implique donc de remettre en cause les fondamentaux de la société moderne :





      - l'humanité est passée d'1 milliard d'habitants au début du XXème siècle à 6,5 milliards actuellement avec à l'horizon 2050 le spectre de 9 milliards. Quel parti dira casse-cou et surtout remettra en cause l'intérêt d'une telle évolution qui transforme l'espèce humaine en fourmilière géante? Sans rentrer ici en détail sur les conséquences inéluctables de cette prolifération démentielle (surpâture, enfermement sécuritaire, destruction des ressources...) cet aspect du problème est de toute évidence le plus important ;





     - la société libérale mondialisée implique la désertification systématisée de territoires immenses de la planète pour des motifs économiques ou politiques et une immigration massive avec concentration de l'humanité dans des termitières urbaines géantes, énergétivores, inhumaines, totalement déconnectées de la biosphère mais porteuses de rêve et d'une vie matérielle à priori aisée. Cette évolution sépare un peu plus l'Homme de la nature sans lui offrir une réalité plus agréable et surtout abandonne la planète sans valorisation de ses ressources biologiques à l'exception des ressources forestières, minières ou pétrolières... La notion fondamentale d'intégration locale est totalement abandonnée sans parler des conséquences culturelles et identitaires catastrophiques de cette liquéfaction mondialisée ;





    - le libéralisme mondialisé implique la course à la rentabilité la plus élevée pour une prolifération (la ‘croissance') matérielle souvent inutile, non recyclable, à durée de vie volontairement limitée. Outre les conséquences écologiques catastrophiques de cette course à la consommation, le phénomène contingent des délocalisations est aussi écologiquement dramatique en termes de transport des matières premières et des produits manufacturés donc de consommation d'énergie et de réchauffement climatique (dégagement de CO2).





Derrière ces quelques exemples très succincts on s'aperçoit que la société libérale mondialisée a donc fait le choix de la quantité sur la qualité, de la déshumanisation et de la dégradation de la biosphère sur le développement local intégré, de la prolifération démographique et matérielle sur la satisfaction raisonnable des besoins, de la consommation sur l'enrichissement intérieur. Ce sont donc tous les fondamentaux de notre société (y compris dans le domaine affectif....) qui sont à remettre en cause si l'on veut parler d'écologie avec un minimum de sérieux.





Une telle prise de conscience signifie l'accession à un comportement adulte, tout le contraire de la société de consommation contemporaine qui repose fondamentalement sur l'enfermement de l'individu au stade de citoyen consommateur immature pour le plus grand profit des pouvoirs économiques et politicomédiatiques en place.





Le dilemme actuel est simple : la noyade planétaire dans la prolifération tous azimuts ou le retour au local, à l'équilibre, à l'intégration et au développement culturel et identitaire collectif et intérieur individuel.  




Quel parti est prêt à relever ces défis avec un programme efficace?    





  

 

Publié par marcolivier à 13:38:55 dans Philosophie politique et humanisme | Commentaires (0) |

Identité et mondialisation | 13 novembre 2009

,                          Identité et mondialisation

 

Le ‘débat sur l'identité française', dernier gadget gouvernemental pour hommes politiques en mal d'idées et d'électeurs, soulève cependant un vrai problème contemporain à replacer dans le phénomène global et planétaire de la mondialisation.


 Qu'est-ce qu'une identité nationale ?


 D'abord et avant tout le sentiment d'appartenir à une communauté unique, soudée par une culture et une identité communes. Ce sentiment de cohésion et d'union fourni par ces éléments est indispensable à l'équilibre des peuples comme des individus, source de repères, d'identification donc de stabilité.


Chaque société humaine possède une ‘âme', une personnalité née de la fusion entre un terroir et un peuple, ses racines et son histoire. Malgré les échanges, les conflits, les extensions, cette cohésion sociale est d'autant plus forte qu'elle associe la proximité, voir l'isolement (Corse, Bretagne, Pays basque...). Longtemps cette fixation locale plus ou moins fermée fit associer logiquement race et identité culturelle. Avec l'histoire et l'augmentation des échanges cette particularité disparu pour ne laisser subsister que la culture au sens large.


Cette culture identitaire repose principalement sur une sédimentation historique des mœurs et des particularités de la vie quotidienne. H. Arendt a montré l'importance fondamentale dans la culture au sens large des coutumes, rites et traditions nées de ces supports. Tout voyageur est d'abord saisi par l'extériorité de cette identité que sont la langue, l'accueil, l'environnement architectural, l'habillement,  la cuisine, les fêtes collectives : le sari indien, la baguette française, le fado portugais...


En outre chaque société repose sur un mode de relations sociales donc politique qui établie une hiérarchie entre ses membres, fixant à chacun sa place. La cohésion sociale naît de cet équilibre mouvant entre les citoyens et de leur volonté d'intégration et d'acceptation de ces codes sociaux, politiques et culturels.


Tout naturellement l'expression de ce fond social identitaire et social associé aux connaissances théoriques s'exprime dans une culture de rang supérieur, celle des arts, des croyances et de la pensée en général. Le plus souvent au service de la gloire des pouvoirs politiques et religieux en place, donc élitiste (palais, bâtiments religieux...) elle transcende l'existence par l'imagination et la sensibilité. Confucius ne pouvait être que chinois, J. S. Bach allemand, Proust français, Mahomet arabe... En définitive l'identité d'un peuple associe ces trois composantes culturelles que sont la vie quotidienne, la sociologie et la culture supérieure (connaissances et créativité).


Après avoir défini ce socle d'une identité citoyenne il est nécessaire de suivre son évolution historique.


Pour simplifier l'analyse, l'histoire de l'humanité fut jusqu'au XXème siècle celle des peuples, des nations et des empires malgré la mouvance permanente des frontières et la multiplicité des échanges économiques et culturels. Déjà ébauché sur les ruines de l'Empire romain, l'apparition du nationalisme en Europe avec centralisation du pouvoir politique se développa réellement dès la Renaissance pour s'affirmer sans cesse ensuite. 


Durant cette période historique pré-contemporaine, associant populations sédentaires essentiellement rurales, imprégnation judéo-chrétienne quotidienne, pouvoir (noblesse) et société de proximité, l'héritage culturel et social européen comme national se faisait tout naturellement au sein d'une société stable et conservatrice ‘braudelienne' dans laquelle la pression culturelle sociale dominait moralement les individus.


De cette période il faut retenir en Occident la première manifestation de vanité et de cupidité majeure avec les grands explorateurs en Asie et aux Amériques en particulier. Si ce phénomène est récurrent dans l'histoire de l'humanité (Mongols, Alexandre le Grand...), la supériorité technologique européenne lui donna une force et une importance majeures. A chaque fois une analyse au premier degré relève la triple association du développement commercial, de l'évangélisation et de l'instinct de domination responsables d'un comportement systématisé de soumission et si nécessaire de destruction des peuples envahis. Le Christ ne l'avait sans doute pas prévu... 


 Dans la foulée l'ère du colonialisme marqua, après la conquête dévastatrice de l'Ouest américain, la seconde volonté occidentale d'envahir, d'exploiter et d'imposer au monde entier notre culture, ses valeurs et ses religions judéo-chrétiennes. Elle précéda logiquement la troisième étape dite de la mondialisation.


Dès à présent il faut comprendre que la création des Etats-Unis après anéantissement des peuplades indiennes, puis le développement d'une société capitaliste pure d'immigration multiculturelle et multiethnique fut un essai ‘de laboratoire' réussi de l'Europe dont le concept fut ensuite étendu à la planète entière sous le vocable de mondialisation. D'ailleurs tous les historiens savent que derrière les raisons vertueuses du plan Marshall, il y avait aussi des intérêts bien compris...


Cette mondialisation occidentale est ainsi le produit


                - d'un support idéologique. Les trois constantes relevées ci-dessus ne sont en réalité que les signes extérieurs d'une religion associant la cupidité, la Raison et le culte anthropomorphique de la supériorité de l'individu. Seul ce dernier, porteur de la vérité peut construire un monde idéal au nom de la liberté, de l'égalité et de la fraternité, satisfaisant tous les désirs au nom du Christ et de la Raison.


                - du libéralisme mondial avec son marché économique planétaire, sa politique de délocalisation systématisée des productions, ses migrations professionnelles imposées. Ce système n'a pas d'autre raison de vivre que le développement d'une société de consommation, satisfaisant la boulimie de chacun en vue du profit maximal. Il s'inscrit dans la continuité évolutive du capitalisme avec concentration progressive des entreprises en structures de plus en plus importantes associé à un éloignement lent du pouvoir passant des mains de petits patrons aux familles d'industriels puis aux financiers anonymes (fonds d'investissements...) dans le cadre d'une prise en main planétaire de l'économie par les marchés financiers. Pour ce pouvoir économique virtuel et tout puissant, la notion même d'enracinement, de nationalisme ou d'identité n'a aucun sens sinon en terme de marchés touristiques potentiels.  


                - du phénomène massif logiquement induit d'immigrations des pays pauvres vers les pays riches. Celles-ci avec un comportement colonialiste à rebours évident ont pour principales caractéristiques leur importance numérique et surtout un refus marqué d'intégrer l'identité du pays d'accueil en conservant les cultures d'origine. Cet envahissement entraîne ainsi inéluctablement la dissolution voir la disparition des identités culturelles locales. Un discours ‘humaniste' de gauche essentiellement soutient ces mouvements migratoires et leur refus d'intégration au nom d'une compassion mêlant droit-de-l'hommisme, religiosité chrétienne sous-jacente et mauvaise conscience de nantis tandis que ceux-ci servent à remplir les emplois sous-payés de l'économie. Bien entendu les causes profondes de paupérisation des pays d'origine par exploitation des richesses et soutien bien compris (vente d'armes) des dictatures locales, ne sont jamais évoquées.


Il faut reconnaître que cette mondialisation a créé un espace historiquement unique de paix, de liberté et de prospérité en son sein.


En terme d'identité et de culture le résultat final est en revanche profondément négatif puisqu'elle a créé une soupe culturelle mondiale uniformisée reposant sur les valeurs, la langue et la culture américaine avec remplacement des spécificités nationales par un unique patchwork communautariste qui nie par définition toute volonté d'intégration donc toute identité nationale. Le ‘black, blanc, beur' (et maintenant jaune) pour la culture dominante du ‘jean, basket, coca' dans un environnement urbain uniformisé des fins fonds de la Mongolie jusqu'à New-York. Cette ‘liquéfaction mondialisée'  fait donc disparaître toute l'histoire culturelle de l'humanité et ses référentiels identitaires traditionnels dans tous les pays contaminés. En France F. Mitterrand fut sans doute le dernier président à défendre la langue française et une certaine idée de son pays.


A cette marée et cet anéantissement s'ajoute la pression permanente d'une idéologie individualiste et égalitariste qui dénie à toute société son héritage historique en plaçant l'individu au dessus de l'intégration. Elle est le produit d'une longue évolution de l'humanité occidentale vers l'abandon de tout référent social au profit de la primauté de l'individu abandonné à lui-même.


Nés en partie de la conjonction de la Raison et de la morale chrétienne, les ‘droits de l'Homme' furent au XVIIIème siècle l'expression d'un besoin de sortir d'une société de classes inégalitaire et figée avant d'être un humanisme au service d'une réalisation de chaque citoyen dans une société supposée égalitaire, libre et fraternelle. Les hussards de la République étaient là pour transmettre la connaissance, éduquer chacun et élever le niveau général comme l'Eglise pour maintenir une éthique consensuelle.


Progressivement dans les années 60 au XXème siècle, cet humanisme de l'élévation, de la culture, assis sur un socle de valeurs ancestrales céda la place à un droit-de-l'hommisme revendicatif où seule compte la satisfaction immédiate de tous les désirs individuels, la volonté de se détacher de toute entrave sociale culturelle ou éthique sinon par réaction au système en place et refus d'intégration (communautarisme).                                 


 Au nom de la suprématie individuelle toute la richesse culturelle historique de l'humanité et sa prodigieuse diversité doivent disparaître pour qu'enfin chacun puisse être libre de toute attache et exprimer sa ‘différence'. Non seulement la destruction de la société locale s'en trouve accélérée mais le résultat final ubuesque est la disparition de l'individu par mimétisme dans une société de masse communautarisée soumise au diktat du pouvoir économique à travers les modes, les médias et la publicité.


 Il s'agit d'un véritable viol collectif où toutes les invectives, injures et procès sont permis comme dans tous les comportements idéologiques tandis qu'un discours politiquement correct sur la mixité, le métissage...est asséné quotidiennement par les grands prêtres de l'église médiatique. Discrimination positive, CV anonymes, législation normative avec définition de quotas, injures de ‘sexisme', ‘racisme', ‘ségrégationnisme', ‘xénophobie'...


Dans le cadre de la mondialisation, le refus idéologique de laisser chaque nation évoluer à son rythme dans un équilibre constant entre l'identité historique et la pression de l'évolution sociale a entraîné, comme pour toutes les idéologies, l'installation d'une société globale de la contrainte bureaucratique, règlementée à l'excès sous la pression d'un totalitarisme idéologique égalisateur et normatif.


Cette idéologie totalitaire persuadée de construire ‘le meilleur des mondes' homogène et standardisé par la force si nécessaire au nom de la Raison oublie que l'Homme ne vit pas que de raison. La revendication identitaire, le besoin de référentiel, l'amour, la jalousie, la religion sont les expressions d'un monde affectif et psychologique (sans doute d'origine infantile) totalement opposé à celle-ci mais à l'origine des plus belles réalisations humaines. Est-il besoin de rappeler que tout au long de son histoire, la multiplicité, la diversité de cette production culturelle intellectuelle est sans aucun doute la seule vraie dimension supplémentaire apportée à la Vie par l'humanité ? Einstein a permis la bombe atomique et les centrales nucléaires mais sans croyances et affects l'humanité n'aurait rien créé de transcendant.


La création d'un monde multiculturel et multiethnique n'évoluera pas vers le ‘choc des civilisations' mais à terme et avec les meilleurs intentions, cela dans tous les domaines (nature, société, humanité) vers un univers coercitif, homogène, destructeur et régressif pour une population humaine abandonnée à elle-même, massifiée et infantilisée (voir l'avis de Tocqueville sur la démocratie...) sans âme pour la plus grande gloire de la raison humaine, de la technoscience et des profits du pouvoir économique.


Accepter la mondialisation, c'était refuser l'histoire de l'humanité et la complexité humaine donc renier toute identité. Il est déjà trop tard... 


  

  

 


         


        

  

          


        

Publié par marcolivier à 19:37:59 dans Philosophie politique et humanisme | Commentaires (1) |

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